en ce vendredi 20 Mars, offrons des fleurs à  Herbert  et aussi à..  

  
Une cueillette aveugle "enrichit le père et appauvrit le fils !

En Haute-Provence... la flore est riche et variée,
les plantes sauvages ne demandent qu'à nous gratifier
de leurs saveurs originales et de leur riche potentiel nutritif.

Toute cueillette de plantes sauvages demande rigueur,
observations attentives, patience et prudence.
En premier lieu, il est indispensable de bien identifier,
reconnaitre chaque plante que l'on ramasse,
une flore est l'indispensable clef des champs.

Chaque cueillette doit respecter le rythme végétatif.
Le printemps est le temps des bourgeons et des feuilles,
l'été celui des fleurs, des plantes entières et des graines,
l'automne celui des fruits et des racines,
mais pas de cueillette abusive...


Voici quelques précautions à prendre, des règles élémentaires...
    les règles d'Or d'une bonne cueillette de plantes
     
Connaitre ce que vous récoltez, et en être sur.
Sauvages ou cultivées, une erreur d'identification peut parfois être fatale !
Les plantes toxiques et les ressemblantes
ne doivent pas être cueillies par des enfants.
Cueillir dans les lieux non pollués,
surtout pas en bordure de route, ni trop près d'un champ cultivé !
Tenir compte de la règlementation du département.
Les espèces rares sont protégées et interdites de toute cueillette,
la récolte de certaines espèces peut être autorisée mais en quantité limitée.
Attention ! la cueillette est soumise à autorisation du ou des propriétaires du terrain.
Tenir compte de la saison et de la météo.
Ne pas récolter de plantes couvertes de rosée ou de pluie, ni dans la fraicheur du soir,
les parties humides fermentent rapidement, ce qui détériore les constituants actifs.
Laisser à la plante la possibilité de se reproduire, veiller à ne pas dévaster l'espèce !
Cueiller une plante que si il y a plusieurs représentants au même endroit.
Ne pas prendre toutes les feuilles, ni toutes les fleurs, ni la racine...
la plante risquerait de ne plus être là l'année suivante !
Récolter uniquement ce qui sera consommé,
les plantes ne se conservent pas longtemps fraîches.
Ne consommez pas toujours la même plante, ni trop longtemps.
Choisir le réceptacle approprié aux cueillettes.
Paniers en osier pour les fleurs et feuilles molles,
sacs en papier pour les bourgeons et racines
et surtout jamais de sacs en plastique !
Prendre des précautions à la cueillette de plantes allergisantes,
bien se laver les mains après les avoir manipulées,
certaines provoquent des irritations de la peau.
Placer et sécher ces plantes à part des autres plantes.
Trier minutieusement et nettoyer vos récoltes au fur et à mesure.
Ajouter du vinaigre à la dernière eau de rinçage pour tuer les petites bêtes indésirables.
Mettre à sécher le plus tôt possible les parties récoltées
dans un endroit sec, aéré et sans lumière.
Les stocker dans des récipients étanches à l'air
dans un endroit sec, obscur, à une température < 15°C


    Eviter de manger les fruits des bois crus !
Le renard est couramment porteur d'un ver parasite, l'échinocoque, un redoutable destructeur du foie.
Les chiens et les chats ingérants des campagnols peuvent aussi en être porteurs.

Les oeufs de l'échinocoque éclosent dans l'intestin de l'animal.
Les plantes, souillées par les excréments, portent des larves de ce ver.
L'Homme peut être contaminé accidentellement par l'ingestion de ces larves ou oeufs
et développer une fois sur dix, et surtout après plusieurs années,
une échinococcose alvéolaire, plus connue sous le nom de maladie du renard,
une maladie grave avec douleurs abdominales, jaunisse, fièvre, tumeur au foie....

Sachez que l'oeuf de l'échinocoque est résistant au froid et donc à la congélation,
par contre, il est détruit par la chaleur et la cuisson à partir de 60°C.

    Pour plus d'informations, consulter les sites :
   wikipedia